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To Life - L'Chaim

Vendredi 19 décembre 2008
 

Commençons par le début, j’ai des névroses… Vous me direz, rien de bien nouveau sous le soleil et je sais que vous, les z’amis, en avez tout plein aussi. Non, non, ne cherchez pas à nier, nous avons dû passer des dizaines d’heures à boire des cafés / bières / verres de vin à se les comparer / triturer / analyser… Et l’une d’entre elles est que j’ai une sainte horreur du changement informatique. Ça me terrifie, me paralyse et in fine me provoque des ulcères. Si ça ne tenait qu’à moi, j’en serais toujours au bon vieux PC qui tournait sous Windows 95 que j’avais chez mes parents et baste. Oui mais, l’informatique est tout sauf de mon côté, et j’en ai bien conscience. Je ne compte plus les fois où j’ai passé des heures à me demander ce qui clochait


-    avec le Pad, avant de comprendre que le lynx des neiges l’avait bloqué
-    avec Thunderbird qui s’évertue à bugger et me supprimer entièrement mon carnet d’adresses tous les trois mois
-    avec l’écran qui se fige au beau milieu d’un article
-    avec le clavier bloqué sur le clavier numérique, lynx des neiges again
-    avec l’alimentation qui meurt, qui ressuscite, qui re-meurt, qui re-ressuscite…

Je remercie d’ailleurs officiellement mes deux potos de la mort qui tue, mes deux private hotlines à moi qui, avec force patience, écoute et parfois baragouinage (nan, mais là tu vas dans le bios et tu tapes « ????? », après tu triple cliques et tu retapes le code « ???? », et ça marche – Ha ? Ben, ça marche pô – T’es sûr que t’as bien tapé « ??? » - Ha, ouais, ouais, j’suis sûre… Ha non, tiens, j’ai dû sauter une étape) m’ont dépannée au téléphone et parfois même IRL. Que Bertrand et Alain soient ici dûment remerciés, qu’ils puissent à jamais manger des kilos de cassoulet sans prendre un gramme et avoir le poil soyeux et brillant.

Bref, je digresse, me direz-vous. Eh bien, non, chers camarades de jeu ! Je suis en plein dans le sujet. Mon Asus Z92J, répondant au doux nom de « ‘tain, mais machine de m… », si beau, si jeune (merdouille, seulement deux ans et aussi cher que de la peau de coucougnettes, j’eusse aimé le garder un peu plus longtemps), s’est – presque – envolé au Paradis des PC portables. Après être tombé de mon bureau, poussé par une force qui nous dépasse (Astrée ? le Mauvais œil ? Dieu ?), l’écran s’est pété. Argh ! Alors que l’on commençait tout juste à se connaître intimement, à s’apprécier, à moins faire la fine bouche (Allez Mamour, tu veux bien que j’installe un nouveau logiciel sans que tu plantes ?), à enfin se comprendre lui et moi, voilà qu’il casse ! Et que je dois tout recommencer avec un nouveau…

Me voilà donc désormais avec Hp Dv7-1103EF que j’ai adopté après un long après –midi fnaquien (15h-20h, un truc à rendre un bonze hystérique). D’une nature fidèle et peu volage en matière de laptop, je voulais reprendre le même modèle. Oui mais : il n’existe plus, déjà dépassé, haha, mais c’était une antiquité votre bouse-là, mademoiselle… Bon, soit… Alors, hop, je vais prendre celui qui fait multimédia machin-truc avec le Pad qui fait miroir en même temps et la coque noire irisée, (on ne se refait pas), et le bloc numérique, et l’écran 17 vrais pouces, et le disque dur de 250 Gigas…. Et Windows XP bien sûr ! Ha non, ça, Mademoiselle, y a plus, c’est forcément Windows Vista – Ha bon ? Et c’est pareil ? – C’est tout pareil, mais en mieux ! Ha bon ? Et je ne peux pas remettre Windows XP, pas hasard ? Parce que les habitudes, tout ça… - Ha non, surtout pas, ça va tout casser la machine à l’intérieur et ça on ne garantie pas… Mais, je vous assure, c’est tout pareil !

Retour dans mon home sweet home avec mon nouveau compagnon. Effeuillage précautionneux, découverte de la bête, yeux qui brillent, allumage, démarrage et là… C’est le drame ! Mais… mais… Y a rien qu’est pareil ! Ils ont tout changé les noms, j’ai whatemille raccourcis commerciaux sur le bureau, il y a plus de raccourcis dans le menu « Démarrer » que de débardeurs dans mon placard, c’est tout transparent de partout. Et là, je m’interroge : Mais, c’est quoi ce bordel ?!?! Si Vista, c’est voir, alors pas de doute, j’en vois des choses, par contre, les comprendre… Et en plus , faut tout réinstaller… Damned ! Rendez-moi mon Windows XP ! Rendez-moi mon Asus ! Je suis toute perdue…

Et dire, qu’il y en a des assez fous pour essayer de me convaincre de me mettre au Mac, voire à l’iPhone… Je me gausse ! Et parce que je ne m’en lasse pas, cette brève de comptoir :

Mais qu’est-ce donc qu’un iPhone ? Un iPhone, c'est une gaufre électronique qui plante au bout de quinze jours mais avec laquelle les garçons s'amusent à agrandir plein de choses.

Moi : Et ça sert à quoi un iPod ?
Garçons : C'est pas iPod, c'est un iPhone.
Moi : Ha...
Garçons : Et ça sert à plein de trucs. Tu vois là j'ai l'agenda, Internet, mes mails, de la musique, des vidéos...
Moi : Ha. Mais c'est tout petit ce qu'il y a sur l'écran.
Garçons : Ha oui mais regarde, si je tripote, ça s'agrandit...
Moi : Haaaaaaa.....

Toute cette longue note pour un jeu de mots en titre… C’est pas comme si j’avais un article de 2 900 signes qui m’attendait sur les chargés de clientèle Particuliers…
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Vendredi 28 mars 2008
Deux coups de coeur musicaux qui sentent bon la vie




En premier, Les Voisines de Renan Luce. La Lettre m’avait déjà séduite par son ton si joliment optimiste, Poésie dans ce monde de brutes. Et là, mardi matin, alors que je m’apprêtais à faire réchauffer mon troisième café et à fumer ma sixième clope, je suis littéralement happée par le timbre délicatement cassé, délicieusement voilé d’une voix et par une mélodie si légère qu’elle fait d’emblée naître un sourire. Demi-tour vers la télé, et découverte du clip. Coup de cœur ! Hommage à Fenêtre sur Cour d’Hitchcock et clin d’œil à Psychose, le clip est aussi drôle et soigné que les paroles. D’un érotisme badin et espiègle, Les Voisines, c’est un peu la Badoit des matins difficiles, à consommer sans modération.

J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
Dont les ombres chinoises ondulent sur les volets
Je me suis inventé un amour pantomime
Où glissent en or et noir tes bas sur tes mollets

De ma fenêtre en face
J'caresse le plexiglas
J'maudis les techniciens
Dont les stores vénitiens
Découpent en tranches
La moindre pervenche
Déshabillée

J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines

J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
Qui sèchent leurs dentelles au vent sur les balcons
C'est un peu toi qui danse quand danse la mousseline
Invité au grand bal de tes slips en coton

De ma fenêtre en face
J'caresse le plexiglas
Je maudis les méninges
Inventeurs du sèche-linge
Plus de lèche-vitrine
À ces cache-poitrines
Que tu séchais

J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines

J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
Qui vident leurs armoires en quête d'une décision
Dans une heure environ, tu choisiras le jean
Tu l'enfil'ras bien sûr dans mon champ de vision

De ma fenêtre en face
J'caresse le plexiglas
Concurrence déloyale
De ton chauffage central
Une buée dense
Interrompt ma transe
Puis des épais rideaux
Et c'est la goutte d'eau
Un raval'ment d'façade
Me cache ta palissade
Une maison de retraite
Construite devant ma f'nêtre
Sur un fil par centaines
Sèchent d'immenses gaines

J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
J'ai toujours préféré aux voisins les voisines
….



Deuxième univers tout aussi charmant, celui de Berry avec Le Bonheur. Musique douce, nonchalante avec son harmonica et ses bulles d’eau pour des paroles mélancoliques. Paradoxalement, Le Bonheur est peut-être l’une des chansons les plus optimistes et épicuriennes que j’ai entendues. Plutôt que d’avoir peur de passer à côté ou de le flétrir, se dire que le bonheur n’existe pas ou plus sûrement qu’il est déjà dévoilé, qu’il a toujours été là, qu’il faut juste savoir le saisir, que dire de plus. Ne pas s’attendre au bonheur mais le cueillir dans tous les instants. J’aime bien. Bon promis, la prochaine fois, je parle de System of A Down et Rammstein, ça ira beaucoup mieux.


N'ayez pas peur du bonheur
Il n'existe pas
Ni ici, ni ailleurs
Da di da di da, da di dam

Nous allons mourir demain
Ne dites plus rien
Le bonheur conjugal
Restera de l'art /
Tisanat local

Laissez-vous aller
Le temps d'un baiser
Je vais vous aimer

Le trésor n'est pas caché
Il est juste là,
à nos pieds, dévoilé
Il nous ferait pres /
que tomber

C'est dommageable qu'on ne vive
qu'une seule fois
C'est le temps d'une joie
qui s'offre comme vous à moi

Laissez vous aller
Le temps d'un baiser
Je vais vous aimer

Un peu de sel dans la mer
Ne changera rien
On s'adore, on s'enterre
On trouve une main et on serre

N'ayez pas peur du bonheur
Il n'existe pas
Da di da di da, da di dam

Laissez-vous aller
Le temps d'un baiser
Je vais vous aimer

Laissez-vous aller
Le temps d'un baiser
Je vais vous aimer

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Mardi 5 février 2008
hic.jpg

Soirée post-conférence pour blablater avec Dieu selon Catherine D., Jérôme N. pour les autres, dans un petit bar à vin que j'aime beaucoup, beaucoup (pour son élégance, son gentil patron, son côté bobo et sa musique, et puis la déco surtout, un jour j'y reviendrai).

Plutôt qu'un long résumé fastidieux voilà le compte rendu très drôle de Catehrine D.

Etaient présents : Catherine D. et son cher et tendre Jean-Phi, Célia C., Patrick I., Mélanie F., Marie-Salomé, Nicolas C. et bien sûr Jérôme N.

La photo est © Patrick I.

Pour lire les autres brèves de Catherine D.





Rue Traversière, un soir de pluie.


- Jeanfiiiiiip, ouais !
- Ouais, Patriiiick !
- Ca va ?
- Ca va et toi, ça va ?
- Charlooootte !
- T’as pas froid, comme ça ?
- Si mais j’ai déjà la crève, alors c’est pas grave.
- Ouah, mais t’es en tailleur !
- M’en parle pas, mes collègues se sont moqués toute la journée.
- Une bière ? Deux ? Quatre ?
- Oh, du chou-fleur !
- Il est cool, ce bar.
- Et sinon, toi, ça va ?
- T’as vu comme ça s’engueule, en ce moment ?
- C’est fou, hein ?
- Non, quand même, on ne peut pas lâcher le rottweiler dès que quelqu’un te traite de vilain canaillou, quand même !
- Ni le rottweiler ni le mari, écoute, ça se fait pas.
- Ah ça ! Elle est grillée. Mais gri-llée.
- Franchement, comment tu veux travailler avec quelqu’un qui te traite de pétasse dès que tu lui fais une remarque ?
- Tout ça, c’est de la frustration sexuelle, moi je dis.
- Oui, c’est comme Woody Allen : « Vous, vous avez l’air d’un homme à qui on n’a pas taillé une bonne pipe depuis longtemps. »
- On peut ne pas aimer, aussi.
- Pas aimer quoi ?
- Ben, le goût.
- Hein ?
- Mais si, c’est David Calvo qui a toute une théorie pour améliorer le goût du sperme, un régime à base d’épinards ou je ne sais quoi.
- D’épinards ?
- Moi, j’aurais plutôt vu un régime à base de miel, non ?
- Arrête, ils ont tous le même goût, de toute façon.
- …
- MOUAHAHA LA BREVE !
- Oh la belle brève, alors ça, si c’est pas une brève, qu’est-ce que c’est ? Tu notes ?
- Noirôôôôme ! Enfin !
- On sort fumer ?
- Il repleut, m’étonne pas.
- T’as vraiment pas froid ?
- Non, non, Célia m’a refilé sa crève, j’ai plus rien à perdre.
- Et Audrey ?
- Oh, elle fait sa snob ; elle est à Budapest.
- Et toi, ça va ? C’était bien, la conférence ? C’était sur quoi ?
- Les poltergeists dans le haut-bavarois à l’époque baroque, hahaha !
- Putain, j’ai raté ça ?
- Moi, je croyais que tu étais surtout expert en porno japonais, nan ?
- Une bière ?
- Deux !
- Oui, oui, de très belles gravures avec une femme et un poulpe.
- Un quoi ??
- Ca doit être tout froid.
- Et ça doit piquer !
- Et les petits ? Ca va, les petits ?
- Oui, le second apprend à pisser dans le pot, pour le moment il pisse à côté, ça va.
- Qu’est-ce qu’on a pu nous emmerder avec ces histoires de décalottage, surtout les vieilles. Et elles insistent, les effrontées ! Un jour, Jeanfip a répondu : « Et si c’était une fille, il faudrait qu’on lui mette un doigt, c’est ça ? ».
- Pour les vieilles, c’est un peu un jeu, en fait, le décalottage.
- Et ça existe sous Mac ?
- …
- MOUAHAHAHA ! Encore uuuune ! Ouh la brève, la belle brève sous Mac ! Note !
- Hé, voilà Mélaniiiiie, ouais !
- Ca va ?
- Oh non, y a l’autre qui a dégainé son appareil photo, oh non.
- Y a plus de Stella ?
- Y a plus que de la 16.
- Va pour la 16 !
- Je vais prendre du rouge, tiens. Tant qu’à me finir, autant que ça vienne vite.
- On prend une assiette de fromage ? Deux ?
- Ouais, avec des figues !
- Chaque fois que je le regarde, y me fait froid.
- C’est juste des films avec des petites jeunes filles qui se font seppuku pendant vingt minutes, c’est spécial.
- On pourrait publier les photos de Patrick avec le texte de Catherine et une préface de Jérôme et une postface de Mélanie !
- Et un gros vaumi de [biiip], hahaha !
- Et si on faisait un calendrier de la SF ? Nu ?
- Non non, je ne fais pas de pose sur un lit gynécologique, hors de question.
- J'ai photographié plein de lits d’hôpitaux, des genres de cyberlits qui marchent tout seul, qui se plient, se déplient, qui mettent le malade debout et tout, c’est génial mais c’est cher.
- Quoi ? C’est à pièces ?
- T’imagines le lit, faut mettre des pièces, comme pour le chauffage en Angleterre, ah ?
- Vous n’avez pas payé depuis novembre ? Clac, le grabataire.
- …
- OUAHAHAHA ! Encore une ! Une brève !
- Merde, j’ai pas entendu !
- Mais si. Note.
- Ah non, y a plus de bière du tout.
- Du tout de chez du tout ? Bon, on va rentrer, alors.
- Tu me fais une dédicace ?
- Moi aussi, moi aussi je veux dédicacer !
- Non, mais non, ça fait DOUZE ANS que tu fais le même dessin !
- Et alors ? Il est très joli, mon dessin.
- Moi, le matin, c’est un yaourt, un café.
- Non, demain soir, j’ai crémaillère.
- Qui c’est qu’est pauvre, ici ? Et qui c’est qu’est riche ?
- On gagne quoi si on répond ?
- Vous prenez par Bastille ou par Ledru ?
- Ecoute, il est catholique de droite et il aime Jérôme Noirez, tu me diras pas qu’il est normal, ce garçon.
- OUIIIIIIIIIIIII ! Encore une, encore une ! T’as noté ?
- J’ai noté, là… merde, tu t’es mouché dans mes notes ?
- Ben quoi ? C’est une serviette en papier et j’ai la crève


Célia C. tient à faire part les lecteurs de l'anecdote suivante :
- Y a vraiment plus de bière ?
- Vous savez, c'est un bar à vins, ici.
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Lundi 10 décembre 2007
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Lundi, déjeuner entre Gérard Klein et Philippe Curval

STOP

Samedi, dîner entre Xavier Mauméjean et Serge Lehman

STOP

Chances d'épouser George Clooney en nette progression

STOP
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Jeudi 11 octobre 2007
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Soirée chez Laurence. No comment
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